Mardi 16 octobre 2007 2 16 /10 /Oct /2007 12:34

 MAYOTTE ,

   Après nos 3 mois de périple, nous étions de retour en France pour 3 mois de retrouvailles avec la famille et les amis puis aussi un peu de travail. Nous avons vraiment bien profité de l'accueil qui nous a été réservé à chacun de nos passages dans les chaumières  de Vendée, Loire-Atlantique ou Maine-et-loire.

   Il y a eu des moments forts, des retrouvailles arrosées, des échanges d'expérience mais aussi des derniers instants comme avec mon grand-père dont je garderai cette parole que je garderai : " Que dit-on quand c'est bon ? C'est délicieux ! " Entendue souvent au moment des repas, comme pour célébrer le plat de mamie, elle m'a donner l'envie aujourd'hui de ne pas me contenter d'apprécier les moments simplement bons mais surtout de les savourer de manière délicieuse. Il a attendu le retour de notre séjour sur le continent Sud Américain pour passer un dernier Noël en famille. Ce fut un DELICIEUX repas de Noël.

   Mayotte, s'est fait désirée, plus à cause de soucis administratifs en lien avec nos travails qu'à cause de l'attrait de son lagon. Mais nous sommes enfin arrivés début mars dans ce petit paradis.

   A ce jour, cela fait plus de six mois que nous avons posé le pied sur l'île au lagon et toujours pas d'article sur le blog. C'est le prix de l'authenticité, internet à 40 k/s synonyme de téléchargement impossible de photos sur le blog ou les consultations mails qui prennent des heures.

   Alors pour ceux qui consultent le blog mais dont nous n'avons pas l'adresse, laissez-la nous et nous vous ferons suivre notre diaporama Power-point.

Par Lucie et J. Antoine - Publié dans : Mayotte
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Vendredi 5 janvier 2007 5 05 /01 /Jan /2007 19:57

    Nous avons prit un peu d'avance sur notre programme ce qui nous permet de nous rendre à Valladolid afin de visiter le site Maya le plus connu du Yucatan : Chichen Itza.

    Le passage de la frontière est comme une bouffée d'air ; dès les premiers kilomètres sur les routes mexicaines, nous nous sentons plus en sécurité. Le pays est bien plus moderne que le Guatemala. Par exemple : ils sont si content d'avoir l'air conditionné qu'ils la mettent toujours et à fond, résultat : 10°C pendant les 6 h de bus. On doit ressortir les blousons ...

 

 

 

    Nous arrivons le dimanche 10 décembre à Valladolid et comme dans toute les villes mexicaines, c'est l'effervescence pendant la préparation de la fête de la Guadalupe. 

   ( Beaucoup d'artisans travaillent le cuir à Valladolid.)

    Tout le peuple Mexicain se rassemble pour célébrer la Vierge de la Guadalupe qui est considérée comme leur protectrice. Dix ans après l'invasion espagnole (1531), un jeune Indien reçoit l'apparition de la Vierge Marie à l'endroit même où les Aztèques avait construit un temple dédié à la "mère des Dieux".

     Les Indigènes, peuple vaincu et soumis, firent de la Vierge de la Guadalupe leur mère protectrice, la " Madre". Depuis, ils la vénèrent chaque 12 décembre.

 

 

 

 

 

 

    La foi des mexicains est très démonstrative. Dans chaques maisons, on fait une place à l'icône de la Guadalupe et on l'expose aux passants. Il faut que se soit illuminé et bien décoré pour que l'hommage en soit plus beau.

 

 

 

   Dans la rue, des groupes de personnes vêtus d'un t-shirt blanc à l'effigie de la Vierge. Encadrés par deux voitures ; elles aussi décorées ; ils effectuent une course de relais ( à pied ou à vélo) pendant plusieurs jours. Ils se transmettent alors une torche allumée jusqu'à rejoindre une grande ville pour la fête finale. Ils s'y retrouveront à des centaines voire des milliers.

 

 

 

   Ces marathoniens courent ainsi pour remercier la Vierge de les avoir soutenu ou aidé quand ils en ont eu besoin ( maladies, examens, naissance...).

 

 

 

   Pendant ces quelques jours, ils se donneront sans retenue dans cet effort. C'est extenués mais heureux et fiers qu'ils défileront dans les rues de Valladolid avant d'arriver au monastère pour la célébration. Dans ces derniers kilomètres d'efforts, le public les encourage, les véhicules d'assistance s'occupent de l'animation sonore et lumineuse. Et comme toujours, plus c'est fort, plus ils sont heureux. Nos tympans s'en souviennent !

   D'autres villageois les ont rejoint pour compléter le cortège. Ils rivalisent de beauté et d'élégance.

  

( Dans leur style, les camions se défendent pas mal. )

 

 

 

 

 

 

( A la fin de la cérémonie, le prêtre béni tout le monde )

  La procession s'achevera devant le monastère pour une messe en plein air, les étals de tortillas, tacos et papas fritas entourent le lieu de cérémonie. Ambiance de fête forraine garantie. Le chant final sera accompagné du "super bruyant" feu d'artifice. Explosion de joie !!!!

   Ce fut une grande émotion que de ressentir de l'intérieur, la foi et la ferveur de ces descendants d'Indiens. 

( Toutes les générations participent à ce grand rassemblement )

 

       A quelques kilomètres de Valladolid, Chichen Itza. Il s'agit du site le plus important du Yucatan, mais le moins Mayas car les Toltèques contribuèrent beaucoup à son évolution architecturale. Malgré cela, à son apogée, ce fut tout de même le site de référence Maya.

   Chichen Itza signifie "près du puit des Itzas" ( tribu Maya qui fonda la ville vers 450 ), sans ce puit sacré, la ville n'aurait jamais pu vivre à cet endroit.

(puit ou cenote sacré, dans lequel il a été retrouvé des squelettes mais aussi de nombreuses offrandes de jade, or....)

   La cité vécu un déclin vers le Xème siècle et la ville fut repeuplée par des tribus Toltèques venant du nord. Ces tribus admirent le Dieu Serpent "Quetzacoalt" et des milliers de représentations parsèment les 300 hectares du site.

   Grâce à l'apport des Toltèques, on peut admirer des sculptures bien plus précises que celles de l'époque Maya.

   Le monument le plus important du site est le "Castillo". Preuve de leur connaissance en astronomie et en architecture, un phénomène étrange se déroule une semaine avant et après chaques équinoxes. Le soleil et les marches de la pyramide créent un jeu d'ombre et de lumière pour faire apparaitre le corps d'un serpent qui ondule, la tête étant sculptée au pied de l'escalier.

 

 

 

   Cette pyramide compte 91 marches sur chacuns de ses quatre côtés ; on y ajoute en plus une marche unique au sommet : résultat.................... " Oui c'est ça, 365 marches qui nous rappellent le nombre de jours dans une année ! " Le "Castillo" est le temple du soleil, le lieu de grande cérémonie.

   Plus loin, le fameux jeu de pelote ( bien différent de celui de Copan ) fermé aux extrémités par quatre têtes de serpents. Des dessins sculptés rappellent le sort qui était réservé aux gagnants ou perdants ( but religieux ou militaire ).  Décapitation : le sang jailli pour nourir la Terre.

   Tout près du jeu de pelote se trouve le temple des Jaguars et des Aigles. Un Aigle ( le jour ) et un Jaguar ( la nuit ) dévorent un coeur humain, cette scène symbolise l'offrande au Soleil.

   L'autre grand monument du site est le temple au mille colonnes, au sommet, les ennemis étaient sacrifiés sur le "Chacmool" ( qui n'est plus visible aujourd'hui ).

(image Google du Chacmool, autel des sacrifices)

 

 

 

(temple aux mille colonnes)

   La seconde partie du site est entièrement Maya. L'observatoire astronomique construit pour coincidé avec des points de repères avec le soleil. Ainsi les Mayas prévoyaient les solstices et donc les périodes importante pour les cultures ( récolte... ).

   Nous restons de marbre devant l'annexe du temple des nonnes où l'on admire des dizaines de représentations de notre ami Chac. Même sans les couleurs, on est pas loin des styles barroque ou rococco.

 

   Chichen Itza a conservé son cadre naturel et nous prenons plaisir à visiter les ruines dans cet environement, cela lui donne un côté vivant. On ne peut s'empêcher d'imaginer la vie des Mayas puis des Toltèques rythmée par la construction de temples toujours plus grand, les matches de pelote, les sacrifices humains, les cérémonies.....

    C'est impressionnant d'essayer de visualiser la vie quotidienne des différentes catégories de population : les maçons, les agriculteurs, les sculpteurs, les Prêtres-Rois et leur cour, les astronomes-mathématiciens..... Et dire que cette civilisation ne nous a pas encore révélé tout ses secrets.

   Nous rapprochant une dernière fois de la côte caraïbéenne, nous porterons notre attention sur un dernier site Maya : Tulum. Le seul en bordure de mer et c'est d'ailleurs de là que les Mayas apercevèrent les premiers gallions espagnols menés par Cortès en 1531.

 

 

 

 

    En ce jeudi 14 décembre, nous sommes heureux de retrouver le confort, la nourriture occidentale d'un hotel de Tulum. Nous sommes maintenant bien loin de la civilisation Maya mais elle n'a pas fini de nous faire rêver.

   Le 22 décembre, nous n'avons jamais passé un vendredi aussi rapide ( 6h de décalage ) et Cancun, Mexico, Madrid puis Nantes, quatre aéroports pour se rendre compte que Noël est vraiment universel. Les halls grouillent de personnes en transit pour rejoindre leur famille qu'il n'ont pas vu depuis longtemps. Et bien, faisons de même !!!!

   Nous vous remercions tous d'avoir pu nous permettre de poursuivre notre superbe week-end de mariage pendant trois mois. Merci à tous d'avoir contribué à votre façon ( par vos cadeaux, vos messages d'encouragement ) à la réalisation de notre rêve.

   Notre projet "des Incas aux Mayas" s'est magnifiquement déroulé.

   Merci d'avoir participé à un des nombreux "pollo-frito", à une nuit d'hôtel au Pérou, à un tissu guatémaltèque, à une randonnée dans la forêt Amazonienne d'Equateur..... Sachez que vous avez tous voyagés avec nous dans nos têtes et dans nos sacs à dos ( comme s'il n'étaient pas déjà assez lourd !! )

   Vos messages nous ont très souvent remercié de vous faire voyager, si vous voulez continuer et être incollable sur la civilisation Maya, nous vous invitons à lire le magnifique hors-série du Figaro et à aller voir le nouveau film de Mel Gibson, "Apocalypto". Des recontitutions colorées de scènes de vie Mayas, nous allons y courir dés sa sortie.

   A nore retour, nous avons été heureux de remettre le prix du jeu concours à Alix, Delphine et Jérome, vainqueur de notre jeu concours. On les salut !

     Bonne année 2007 à vous et à vos proches. On vous souhaite de réaliser vos rêves.

   A bientôt sur un autre continent ?.........................

 

Par Lucie et J. Antoine - Publié dans : Carnet de bord Guatemala,Honduras,Belize,Mexique.
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Vendredi 22 décembre 2006 5 22 /12 /Déc /2006 16:08

  

  Et oui, nous sommes bien arrivés en France pour les fêtes de fin d'année, mais nous ne vous avons pas oublié et jusque dans l'avion du retour nous avons écrit les derniers articles. Ainsi nous vous livrons notre avant-dernier.

   Nous espérons que vous avez tous passé un joyeux Noël et vous souhaitons un bon réveillon du nouvel an.

 

Belize, Caye Caulker.

  Alors que nous passons la frontière entre le Guatemala et le Belize, le paysage ne change pas. La biosphère Maya et sa jungle tropicale occupe la majorité de ce petit pays de 250 kms de long sur 80 kms de large et recèle de nombreux sites Mayas.

    Nous nous y sommes rendu afin de découvrir la magnifique barrière de corail, la deuxième plus grande au monde après celle d'Australie. Aussi, nous sommes venus vivre quelques jours dans l'ambiance "Garifuna-Jamaïcaine" des "cayes" (petites îles) des Caraïbes.

 

 

   Le Belize et ses 250 000 habitants est un pays peu connu, l'un des plus discret de la planète. Ancien repère de pirates, grâce à sa ligne de défense naturelle (sa barrière de corail) il fut inaccessible aux gallions espagnols. Par la suite, il interressera les anglais qui y exploiteront de nombreux bois précieux, dont l'acajou.

   En 1862, Belize devient officiellement colonie britannique (Honduras Britannique) puis, ce n'est qu'en 1981 qu'il connait l'indépendance, tout en restant membre du Commonwealth. La langue officielle est l'Anglais mais parler avec accent "rasta"... on vous laisse imaginer ! Nous étions assez fiers d'avoir réussi notre apprentissage de l'espagnol. En effet, à notre arrivée, il y a 3 mois, nous n'en parlions pas un mot : aujourd'hui, nous réussissons à communiquer et à échanger avec les locaux ; enfin suffisament pour ne pas commander de steack au petit déjeuner... Pendant cette incursion au Belize, nous devrons nous adapter à l'Anglais particulier des Caraïbes, pas facile !

( le port de Belize-city)

   Arrivée à Belize City, nous embarquons directement pour Cake Caulker. Courte traversée de 45 min où l'on découvre de nombreux "cayes" sauvages, recouverts de mangroves, refuge idéal des pirates.

   A l'abordage !!!

( à notre arrivée sur l'île, nous regagnons notre cabane en longeant la plage. )

  A l'arrivée sur Caye Caulker, nous n'en croyons pas nos yeux ! Le soleil, qui tape fort, accentue la transparence de l'eau et ses nuances turquoises. Les multiples maisons multicolores donnent un air paradisiaque à ce petit bout de terre.

( notre cabane sur la plage )

   On est vite mis au parfum, la devise de l'île est " No Shirt, No Shoes, No Problem" !!! Les rues de sable et les quelques car-golf contribuent à cette douce atmosphère. Et comme ils le disent tous ici, " It's so coooool ! ".

( les seuls engins de l'île : les cars -golf )

( Les rues de sables que l'on parcours pieds nus )

( restaurant les pieds dans le sable)

  Nous consacrerons l'après-midi au snorkeling ( plongée palmes-masque-tuba ) afin d'admirer raies et poissons multicolores, dans ce petit lagon, cette piscine naturelle.

 ( une raie vient à notre rencontre )

   Extraordinaire soirée pour J-Antoine qui reste un long moment à admirer un match de basket près de la plage. Pieds nus, en 3 contre 3, ils se livrent à un vrai match de basket de rue à "l'américaine", chaques actions se terminant par quelques reflexions pour chambrer ( trash-talking de playground ). Un vrai spectacle !!!

    Dans la chaleur de la nuit, dans notre petite cabane sur pilotis sur la plage, nous avons le droit à la visite de quelques cafards qui contribuent à un peu plus d'exotisme....

   Le lendemain, nous avons prévu une excursion dans la réserve sous-marine Hol-Chan avec Junis et son bâteau à voile. Mais "Chac", le Dieu maya de la pluie, nous a retrouvé et perturbe nos plans. Dauphins, raies pastenagues, requins, tortues.... Ce sera pour demain.

    Et non, même pas ! Dès que nous mettons le pied sur une Île des Caraïbes, "Chac" se met en colère. Deux jours où nous attendons de partir avec Junis, en vain.

   Deux jours de pluie et une nuit de tempête. Mais rien à voir avec le cyclone Hattie qui a coupé lîle en deux en 1961, créant ainsi un split, idéal pour la plongée.

   Météo de circonstance pour la promenade, nous découvrons la faune locale : Garzas, aigrettes, iguanes...

   Nous profiterons de la soirée pour déguster une langouste, le plat local quasi-quotidien. Un petit luxe, accessible à notre budget de routard, que nous savourons.

   Durant ces derniers jours, nous avons pu étudier de près nos guides de voyage et nous avons trouvé une option intérressante. Au lieu d'attendre le soleil à Caye Caulker, nous allons nous rendre à Valladolid (Mexique), pour profiter de la fête de la Vierge de la Guadalupe (le 12 décembre) et visiter un autre grand site Maya : Chichen Itza.

   Est-ce que "Chac" aura le courage de nous suivre ?

Par Lucie et J. Antoine - Publié dans : Carnet de bord Guatemala,Honduras,Belize,Mexique.
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Samedi 16 décembre 2006 6 16 /12 /Déc /2006 18:33

Le majestueux Tikal !

   Après 4 h de bus, dont une heure debout, nous arrivons dans la région du Peten ( terre isolée en Mayas ), la plus vaste du Guatemala, qui occupe tout le nord du pays. D'une superficie équivalente à celle de la Sardaigne, ce vaste territoire est peu peuplé. La jungle, les lacs et les rivières le rende difficilement domesticable. Cela explique le regroupement de l'essentiel de la population autour du lac Peten Itza et notamment à Florès.

    Dans cette épaisse végétation tropicale, les Mayas ont construit environ 1200 sites mais seulement une quinzaine sont réellement accessibles aujourd'hui. Les archéologues se demandent encore ce que les Mayas sont venus faire dans une région si inhospitalière. Mais cela aura néanmoins permis de repousser l'invasion des conquistadors de quelques années.

    A notre arrivée à Florès, nous ne tardons pas à nous mettre dans l'ambiance estivale et détendue de cette petite ville située sur une presqu'île. En vérité, il s'agit plutôt d'un village dont les rues de pierres mènent toute vers la place et au terrain de basket qui surplombent la colline.

( les restaurants sur pilotis offrent une vue imprenable sur le lac )

    Après le magnifique coucher de soleil sur le lac, bon nombre d'habitants se retrouvent pour discuter au pied de l'église pendant que les jeunes disputent un match de basket.

    Vendredi, départ pour deux jours vers Tikal, imposante cité Maya au coeur du parc national du même nom. Ces deux atouts lui valent les classements aux Patrimoines Culturel et Naturel de l'Humanité par l'UNESCO. (seul site au monde à avoir ce double classement)

    Afin de découvrir l'ambiance particulière de la biosphère Maya, nous nous rendons sur place la veille de notre visite. Nous comptons passer la nuit à la belle-étoile dans des hamacs afin de  profiter de cette ambiance si particulière que nous offre la jungle !

   En effet, au crépuscule et à l'aube, perroquets, toucans et autres singes-hurleurs animent la forêt. Cacophonie animale qui réjouit nos oreilles. Nuit magique, bercés dans ces hamacs, à laquelle la forêt ajoute tout son mystère.

   Moins poétique, le vol du moustique accompagné de quelques grosses fourmis, énormes cafards et autres IVPNI (Insectes Volants ou Pas Non Identifiés). Une nuit dans un hamac est une épreuve pour notre dos.... Quand on pense que les guatémaltèques l'utilisent quotidiennement !!

   Cela aura au moins eu le mérite de tester notre motivation.

   Mais au petit matin, la fatigue et les troubles digestifs de Lucie auront raison de nous ! Aprés 50m dans le Parc et deux beaux malaises, nous rebroussons chemin et rentrons directement à Florès. La visite de Tikal dure 6 heures pendant lesquelles on parcours une dizaine de Kms, il vaut mieux être en forme ! Après ce gros coup de fatigue, le repos s'impose ! Une journée sera nécessaire pour que tout rentre dans l'ordre.

( Notre sympathique auberge de jeunesse tenus par 2 hollandais.

 On y rencontre de nombreux routards de toute la planète. )

   Le dimanche matin, Florès prend un air encore plus détendue qu'à l'habitude. C'est avec surprise qu'au cours de la matinée, nous découvrons une tradition bien sympathique : un orchestre installé dans le coin d'un salon, entonne des musiques locales dansantes, les propriétaires ont pris le soin de laisser portes et fenêtres grandes ouvertes. Une sorte d'invitation !  Un peu plus loin, chez le coiffeur, on a poussé les meubles et une petite dizaine d'hommes se sont retrouvés pour chanter et refaire le monde. Les chants et mélodies résonnent dans les rues. Ca rappelle les après-midi de répèts à Moutiers.

   Un peu plus tard, après la messe, un cortège musical défile en l'honneur de la Vierge.

   Après Livingston, cela nous confirme que les guatémaltèques ont un goût pour la vie en mélodies et en rythmes.

   Dimanche 3 décembre 2006. C'est vraiment une bonne surprise que nous ont réservé les habitants de Florès ! Une grande fête avec orchestre, illumination du sapin de Noël et feu d'artifice. Tout cela pour nos six mois de mariage. On se sentait un peu gênés mais comment refuser un tel cadeau !

   Enfin, belle soirée qui nous fait penser un peu plus à Noël et à nos familles.

   Tikal 2ème :

( Lucie a retrouvé son dynamisme habituel. )

   Pour cette seconde tentative, nous nous contentons d'une journée pour la visite. Aprés l'entrée, nous suivons le chemin qui traverse le site pour nous rendre au temple IV.

    Une sorte de tunnel dans la jungle où l'on rencontre un groupe de coatis qui se promènent la queue relevée (sorte de renard de la jungle). Une ouverture dans cette voûte végétale et nous découvrons la première grande pyramide.

   Du haut de celle-ci ( 65m), nous admirons le panorama sur tout le site de Tikal. La forêt qui s'étend jusqu'à l'horizon, laisse apparaître les sommets des autres temples.

   Un peu plus loin, "la cité du monde perdue", ancienne place principale sous le règne "Patte de Jaguar".             Un endroit et des noms pour s'évader.

   Le temple III, comme d'autres vestiges, reste enfouit sous la jungle. Cela nous donne l'impression d'être les premiers à découvrir ce trésor !

  Certaines ruines bénéficient d'un programme de recherche et de rénovation mais le site est si vaste et les travaux si chers qu'une infime partie est restaurée.

    Les derniers efforts se sont concentrés sur le temple V, mais la nature met les édifices à rude épreuve et le travail devra être refait d'ici une trentaine d'années....

    Magnifique pyramide comme dans les livres !!!! Les couleurs vivent qui égayaient ce monument ont disparu sous l'effet des pluies tropicales. Le nombre de temples géants fait de Tikal, le plus impressionnant site d'Amérique Centrale !

    Sur la "Plaza Mayor", l'Acropole et ses douzes niveaux de constructions accueille seize temples. Toujours la même technique architecturale Maya qui superpose au lieu de détruire. Une magnifique sculpture du Dieu de la pluie "CHAC" à la base d'une pyramide. Une des seules à avoir résistée au temps.

    Sur cette place principale : "Le Temple des Jaguars" où a été retrouvé le squelette du roi "Ah Cacao" était rempli d'offrandes en jade et en albâtre. En face, "Le Temple des Masques".               Le vis-à-vis de ces deux temples donne à cette place un caractère majestueux.

( Temple I ou Temple des Jaguars )

( Temple II ou Temple des Masques )

    Une certaine agitation nous attire au centre de la "Plaza Mayor". Une femme "costumée" prie au pied d'une stèle. Un shaman s'approche au centre de la place.

   Douze américains adeptes de mysticisme forment un cercle autour du maître de cérémonie et l'accompagnent en silence dans la préparation d'offrandes. Le rituel va bien durer 3 h pendant lesquelles ils ne couperont pas de tête mais brûleront bougies, riz, chocolat, rhum... Les fumées nourrissent les Dieux en guise de remerciements !!! Ils sont fous ces nouveaux Mayas américains !

   Ils chantent, récitent des prières, le tout accompagné d'une gestuelle bien établie. Ils sont dans leurs bulles et semblent complètement déconnectés de la réalité.

   Complètement imperturbables : même lorsqu'un guatémaltèque leur lance une bouteille de coca-cola.                           Ironie du sort !          A méditer...

    Comme nous, les locaux semblent perplexes devant cette mise en scène.

   Après cette démonstration qui nous laisse songeur, nous nous rendons vers un dernier complexe enfoui dans la jungle. Du haut des Ceibas, Fromagers (immenses arbres de la jungle), pendant qu'un pivert fait résonner le tronc d'un arbre à chaques coups de bec ; les singes-hurleurs nous surveillent...

   Nous levons les yeux, interpellés par leur cris si particuliers, quand une dizaine de singes-araignées viennent leur disputer un peu de territoire. Combat de haute-voltige, un spectacle saisissant qui nous retiendra un bon bout de temps !!

   Tikal, majestueuse cité en pleine jungle où l'on admire les animaux en totale liberté.

   Un autre moment qui restera gravé dans nos mémoires.

Par Lucie et J. Antoine - Publié dans : Carnet de bord Guatemala,Honduras,Belize,Mexique.
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Lundi 11 décembre 2006 1 11 /12 /Déc /2006 21:24

   C'est avec joie que nous retrouvons notre blog afin de vous faire partager notre quotidien avec authenticité et simplicité.

   Nous rendre sur notre journal de bord est devenu une habitude sympa, une sorte de routine agréable dans notre quotidien, en perpétuel mouvement depuis trois mois.

   Notre voyage n'est pas un défi ou une compétition, mais tout simplement la découverte de différentes cultures et de nouveaux paysages. Nous aimons la richesse des rencontres avec les gens et partager leur quotidien.

   A Livingston, nous nous sommes donc régalés.......

  

Livingston et  la culture Garifuna

   A l'embouchure du Rio Dulce, Livingston est situé entre forêt vierge, océan et rivière. Nous n'avons pas le choix ; le seul moyen d'y accéder est le bâteau.

 

   Les cocotiers et les maisons en bois sur pilotis peintent de couleurs vives caractérisent  ce petit village de la côte caraibéenne du Guatemala. Le cimetière affiche ses couleurs pastels, pour les enfants c'est un terrain de jeu comme un autre. En ce dimanche ce sera le lieu idéal pour une partie de "cache-cache". Pas de murs, pas de haies, les tombes jouxtent les maisons. A l'image des pays d'Amérique Centrale, le cimetière est un lieu de communication avec les défunts. Lieu de vie après la mort, c'est ici que les âmes voyagent.

 

   Dans ce petit village isolé du Guatemala, les Garifunas ( noirs des Caraïbes ) y sont majoritaires. Ce sont des descendants d'esclaves africains naufragés sur l'île de Saint Vincent puis chassés et déportés par les britanniques vers les côtes du Nicaragua, Honduras, Guatemala et Belize.

   La langue Guarifuna est un jolie mélange de langue caraïbéenne, africaine avec un peu de français. Et que dire de la cuisine typique .... Nous nous sommes régalés du "pan de coco" servi chaud. Une brioche "à la française" goût noix de coco. Huuummmmm !!!!   Le fameux "Coco Loco", dans sa noix, c'est un mélange de lait de coco et de rhum. Un apéritif sympa !

   Deux trois rues bordées d'habitations et de quelques petits hotels et restaurants résument le coeur du village où les voitures se font plus que rares.

   Depuis l'église, ces trois rues seront l'itinéraire du défilé des musiciens accompagnant les reines de la fête nationale des Garifunas. Nous avons décidé de raccourcir notre séjour au Honduras pour participer à cette fête. Et quelle fête !

 

    A la tête du cortège, les reines sont précédées de généreuses "mama" en habits colorés et de "rastamen" chantant et se dandinant sur les traditionnels refrains Garifunas. Que de musique !

( Vous remarquerez la ressemblance avec David, percu. de Rue Pijane. )

  Des enfants aux grands-mères, ce sont plusieurs générations qui nous démontrent leur sens sens du rythme et leur goût pour la fête.

 

   La joie, les sourires et les rythmes sont contagieux. Le public se mélange aux danseurs et musiciens pour ne former plus qu'un. Nous avons les yeux et oreilles grands ouverts et sommes si heureux d'assister à cette tradition annuelle si importante.

( Les couleurs Garifunas sont de sortie.)

   Un moment de partage intense où les relations sont simples et sans tabous. Une belle leçon pour nous occidentaux qui avons perdu cette spontanéité et cette facilité à entrer en contact.

C'est pour ces instants que nous voyageons !

   Dans l'après-midi, la fête se poursuit près du centre traditionnel Garifuna. On se croirait au coeur d'une grande kermesse ! Gallo, marque de cerveza officielle du pays, à en croire les pubs qui fleurissent partout, a installé un podium et offre des cadeaux à tour de bras.

    Quatre jeunes filles dansent sur des rythmes endiablés de merengue. Que de sensualité ! Une souplesse du bassin et un sens du rythme à rendre jalouse bien des femmes européennes. En voyant le public les imiter et prendre part à cette danse on se dit qu'il y a quelque chose de génétique là-dedans. L'héritage de leur ancêtres africains qui dansaient pour se libérer momentanéement de leurs chaînes.

   Ils n'ont pas oublié leurs racines et toute cette musique les rend joyeux au quotidien.

 

 

   Le mardi matin, la tête encore pleine de couleurs et de rythmes Garifuna, nous remontons le fleuve Rio Dulce afin de gagner, dans l'après-midi, Flores au nord du pays.

    Nous quittons ce charmant village aux accents jamaïcains et nous suivons les méandres du fleuve à travers la jungle. Les premiers kilomètres sont impressionnants, deux versants abruptes recouverts d'une épaisse végétation délimitent le cous d'eau.

   Quelques fines garzas et d'imposants pélicans se laissent photographier pendant que les lamantins ( vaches de mer ), tant esperés, restent en profondeur.

   Plus loin, les rives moins escarpées ont été domestiquées par l'homme. Des maisons, ou plutôt des cabanes, sont disséminées sur les bord de la rivière ou de ses affluents.

   Ici l'unique moyen de locomotion est la pirogue. Et quelle surprise quand nous rencontrons les hommes et les enfants d'un village entier sur ces troncs d'arbres creusés. Chacun son embarcation, une rame dans une main et la ligne de pêche dans l'autre.

    Ils remontent doucement le fleuve dans un silence que seuls les cris des oiseaux de la jungle viennent briser. Ils patienteront ainsi des heures durant.

    L'enchevêtrement des palétuviers nous fascine toujours autant et quand nous abordons le " Lago Izabal " ils laissent place aux nombreux voiliers qui attendent le mois de janvier pour repartir naviguer vers les îles des Caraïbes.

    Juste avant l'arrivée à la ville de Rio Dulce, un paysage plus "américain" apparait : grandes villas, marina, yacht géants contrastent auprès des simples cabanes de pêcheurs.

  Un petit tour au marché local pour une pause déjeuner puis nous reprenons le bus afin de nous rendre dans la région du Péten.

Par Lucie et J. Antoine - Publié dans : Carnet de bord Guatemala,Honduras,Belize,Mexique.
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